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L'HOMME

Le 28 février 1924, Raymond Lasnier naît à Québec, fils de Maurice Lasnier, agent d’assurances et de Corinne Duchesneau. À trois ans, il contracte la poliomyélite qui lui enlève l’usage de ses deux jambes. On ne parvient pas à le réhabiliter malgré quelques interventions chirurgicales à l’âge adulte. À cinq ans, on le voit depuis longtemps un crayon à la main; d’ailleurs, il vend ses premier croquis à 0,01 $ chacun. Il sait déjà lire et passe en revue l’immense bibliothèque héritée de son grand-père. En 1944, la famille Lasnier s’installe à Trois-Rivières (d’autres sources parlent de 1941 ou de 1948). Il décède subitement à Trois-Rivières le 10 février 1968 à l’âge de 43 ans.

SA FORMATION

De 1930 à 1940, il poursuit ses études primaires et secondaires. Ses passe-temps favoris sont la lecture et la construction de modèles réduits de bateaux et d’avions. Par la suite, il continue sa recherche artistique et s’inscrit à un cours par correspondance à l’École internationale de dessin de Chicago. Très curieux, il est déjà parfaitement bilingue, il apprendra un peu l’allemand et le russe et il développera une habileté au piano. Son art s’épanouit également à l’ombre des conseils de Géraldine Bourdeau, celle-là même qui a suscité tant de vocations artistiques dans le milieu trifluvien.

SA PARTICIPATION À DES CONCOURS ET À DES SALONS

En 1951, il se risque à présenter une œuvre au Concours artistique de la province qui se déroule au Musée de Québec et il en tire une mention spéciale, qu’il obtient à nouveau en 1957. Il se fait remarquer au Salon du Printemps de 1955 au Musée des beaux-arts de Montréal. En 1959, sa persévérance est récompensée, il reçoit le Prix de la province de Québec pour sa Nature morte au poisson. En 1960, il se mérite le Grand Prix de l’Exposition de Québec avec son tableau «Vue sur le Lac St-Pierre».

SES AFFILIATIONS

En 1955, il pratique en atelier avec Jodi Bonet, et en 1957, il travaille avec Léon Bellefleur. En 1967, il devient membre de l’Association des peintres professionnels du Québec.

ARTISTE FORMATEUR

En 1956, il commence à enseigner dans le cadre de sa propre école de peinture sise rue René. Pendant les années 1960, il enseigne au Centre d’Art de Trois-Rivières.

En 1966, il enseigne l’histoire de l’art au Centre des études universitaires de Trois-Rivières.

SA DÉMARCHE ET SES THÈMES DE PRÉDILECTION

De 1955 à 1960, il produit surtout des natures mortes et des paysages d’eau et de forêts. À la fin des années 1950, il commence à se détacher de l’influence des cubistes et des impressionnistes qu’il a tant appréciés. Il poursuit donc sa démarche à la lumière des peintres du début du siècle dont il admire la touche et la vigueur.

De 1960 à 1965, il peint ses nocturnes et ses granges. Il se dirige vers une plénitude d’équilibre statique dans ses compositions. C’est également à cette période qu’il adopte le noir qu’il conservera tout au long de sa carrière. Par la suite, de 1965 à 1967, sa peinture va vers l’abstraction, cherchant à exprimer le silence et la pureté dans une réalité dépouillée de détails non significatifs.

En 1968, il fait un retour vers le figuratif; un figuratif transcendé, plus épuré que dans ses toiles d’autrefois, mais dont on ressent un cordial rapprochement de l’humain.

SES EXPOSITIONS

En 1958, il réalise une exposition individuelle à l’hôtel de ville de Trois-Rivières. De 1960 à 1968, il expose dans les endroits suivants : le Centre d’Art de Trois-Rivières, le Château de Blois, le Séminaire, la Galerie du Vieux Trois-Rivières, le Centre d’Art de Shawinigan, la Galerie Margo Fisher-Richer de Grand-Mère, le Centre d’Art St-Laurent de l’Île d’Orléans, la Galerie Zanettin, le Musée de Québec, le Salon du Printemps et le Musée des beaux-arts de Montréal.

SON IMPLICATION COMMUNAUTAIRE

De 1959 à 1961, il occupe successivement le poste de président et de secrétaire de l’Association des infirmes de Trois-Rivières, il s’y dévoue sans compter durant des années.

Une fête a lieu en son honneur à l’hôtel de ville de Trois-Rivières le 21 janvier 1961.  Elle est organisée par le Business and Professional Women’s Club. En effet, Lasnier voue un grand amour à la gent féminine et celle-ci le lui rend bien.

En 1967, il devient membre de la Commission du Centre culturel.

À SA MÉMOIRE

Le Conseil municipal de Trois-Rivières adopte le 8 avril 1968 une proposition de l’échevin Fernand Goneau, appuyée par l’échevin Léo Pidgeon, qui recommande à la Commission du Centre culturel de désigner du nom de Raymond-Lasnier une des salles du nouveau Centre culturel de Trois-Rivières. On accède volontiers à cette requête et c’est ainsi que la salle d’exposition du Centre culturel devient la Salle Raymond-Lasnier pour ensuite devenir le Centre d’exposition Raymond-Lasnier.

En 1969, une exposition commémorative est organisée par le ministère des Affaires culturelles au Centre culturel de Trois-Rivières. Cette dernière exposition sert également à en préparer une deuxième, itinérante celle-là, sur le bateau l’Escale. Elle visite une vingtaine de localités riveraines. En 1976, a lieu le lancement du livre de Louise Panneton, Raymond Lasnier, peintre, à la Galerie du Parc, du Pavillon Saint-Arnaud au Parc Pie-XII. Abondamment illustré, il se divise principalement en deux parties: son cheminement artistique et sa personnalité en tant qu’individu.

En 1977, le Conseil municipal de Trois-Rivières prend une décision à l’égard de changer le nom de la rue René, où se situait l’atelier du peintre, lieu de rassemblement des artistes trifluviens, en celui de la rue Raymond-Lasnier. Au même moment et dans le même atelier, le peintre Jean-Marc Gaudreault ouvre une galerie d’art : la Galerie Hébert-Gaudreault. En février 1978, mois du 10e anniversaire de sa mort, deux évènements retiennent l’attention. Le premier vient de sa compagne, Denise Héon, qui verse aux Archives nationales, de nombreux documents ayant appartenu au peintre, dont ses croquis, une partie de sa correspondance, 150 diapositives de ses œuvres, le manuscrit de son cours d’histoire de l’art et de nombreuses photos personnelles de la vie artistique trifluvienne. Le deuxième vient de l’inauguration officielle de la rue Raymond-Lasnier par les autorités civiles et des représentants de la vie culturelle.

En novembre 1979, la Galerie Image présente une exposition souvenir regroupant quelques œuvres mais aussi des croquis que l’auteur n’aurait pas présentés de son vivant. Cette exposition se défend bien cependant d’être une rétrospective de sa carrière. En 1984, la Galerie d’art du Parc présente l’exposition Souvenances. On y retrouve des œuvres de deux regretté peintres trifluviens : Lasnier et Desruisseaux.

En 1988, en l’honneur du 20e anniversaire de la mort de Raymond Lasnier, le Musée Pierre-Boucher organise une vaste rétrospective de ses œuvres.

En 2008, l’exposition rétrospective Entrez chez Lasnier, présentée au Centre d’exposition Raymond-Lasnier, à la Galerie d’art du Parc et au Musée Pierre-Boucher retrace par thématique la production artistique de Raymond Lasnier. Elle souligne par le fait même le 40e anniversaire de son décès et les 40 ans du Centre d’exposition portant le nom de ce grand peintre amoureux des arts et de la vie. Cette porte d’entrée sur son monde de création illustre le caractère marquant de ses œuvres et se veut un appel à la mémoire de cet artiste.

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