Concours et
promotions
Exposition virtuelle

Exposition virtuelle

À défaut de pouvoir visiter présentement des expositions dans nos lieux de diffusion et ailleurs, pourquoi ne pas laisser les oeuvres venir jusqu’à vous? C’est ce que Culture Trois-Rivières vous propose grâce à Exposition virtuelle, une initiative née spécialement dans le cadre de la campagne #enmodevirtuel. En plus de découvrir des oeuvres en dehors d’un musée ou d’un centre d’exposition, ce projet a pour objectif de mettre en lumière le travail d’artistes en art actuel qui font partie du paysage culturel de notre région : Alejandra Basanes, Cathy Bélanger, Isabelle Clermont, Jeremie Deschamps Bussières, Jean-Pierre Gaudreau, Valérie Guimond, Fontaine Leriche et Annie Pelletier.

 

Ceux-ci avaient pour mandat de créer une oeuvre originale inspirée d’une thématique bien précise : la distanciation.

 

Bonne visite!

Valérie Guimond

𝘚’𝘩𝘢𝘣𝘪𝘵𝘦𝘳
Photographie
2020

 

L’apport de l’art sous toutes ses formes, à chacune de nos vies, est de la nourriture pour l’âme. C’est une ode à nos sens, c’est un moyen pour ceux-ci d’expansionner leur habitat dans le corps.

S’en priver crée une distance vertigineuse et nous synchronise avec des heures vides. Plus rien ne s’égosille, plus rien ne s’émeut.

Tout ce qu’il resterait en lambeaux serait une vaine tentative de s’ancrer les pieds dans le dégel.

©Valérie Guimond, 2020. Photo : Emmanuel Auclair

ISABELLE CLERMONT

Prière/Composer avec le temps                                
Graphite, encre et fil sur papier mylar
2020


Écouter avec les doigts, l’entièreté de sa peau, les murmures du silence

Douceurs

Échos dans la conque de l’os

Bruissements

Une odeur de rosée se dépose comme l’aura

Scintillements

Maître fleuve offre encore de jolies dentelles

Empreintes de pureté

 

Composer avec les médiums qui doivent recréer la pulsation du monde. Point charnière entre microcosme et macrocosme, point d’équilibre, non-figé, non immobile, un équilibre léger, palpitant de l’oiseau sur la branche fine, laisse se rencontrer les harmonies. Comme vagues à l’infini, nourrir la contemplation, les principes yang et yin qui alternent dans le cosmos. Le geste médité nous ramenant à soi. Esquisser, dessiner puis tisser l’essence de ce monde.

Choisir un territoire intérieur et l’explorer en profondeur, le marcher, l’arpenter, le scruter. Croire voir et ne rien voir. Descente par les pores, les peaux, les papilles, j’écoute en dépôt, en vide, en absence, je laisse passer les pensées, je vois sans voir, cela me touche et me traverse. Sensibles lignes inspirées de l’observation, ce que l’oeil capte passe en main.

Dessiner par intuition avec la confiance de ce qui arrive. Le dessin naît de sa poussée interne, apparition, échappée, insaisissable émis à visibilité, le fond monte à la surface, la figure émerge en vie, pour surprendre, et étonner.

Être une surface sensible réceptive, voir à travers, voir en fermant les yeux tout simplement.

 

©Isabelle Clermont, 2020.

JEAN-PIERRE GAUDREAU

L’attente
Acrylique et techniques mixtes
2020

 

Jumelles et porte-voix

Se voir de loin et se parler à distance

Une nuée de microscopes à l’œil attentif

Un virus sous observation

Attendre.

©Jean-Pierre Gaudreau, 2020.

ANNIE PELLETIER

Prototype pour costume réglementaire de distanciation sociale.

Fils d’acier variés, papier mâché, pâte Fimo, fourrure recyclée, carton récupéré.

2020

 

Une pandémie… Deux mètres réglementaires, c’est la règle! Je suis seule… Mes bras et mes mains ne servent à rien face à l’autre… Il faut se distancer. Des consignes, des mesures gouvernementales mises en place, nous confinent. Je ne touche personne, personne ne me touche.  En présence d’autrui – sur le trottoir, à la SAQ et à l’épicerie, je me déplace d’un pas de côté ou deux pas de recul. C’est une sorte de chorégraphie – une danse sociale où le partenaire est à éviter… Deux mètres réglementaires!

 

©Annie Pelletier, 2020.

Cathy Bélanger

Je 𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦𝘳𝘢𝘪 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘦𝘯 𝘥𝘦𝘴𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘥𝘦 𝘵𝘢 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦 (𝘗𝘢𝘵𝘳𝘪𝘤𝘬 𝘞𝘢𝘵𝘴𝘰𝘯)
Aquarelle sur papier Arches
2020
_______________________________

Dans le monde du théâtre, la distanciation est un principe selon lequel le fait de prendre de la distance avec une personne reviendrait à la rendre moins tangible, à s’écarter de la réalité. La distanciation permettrait au spectateur de prendre conscience de la nature nouvelle de son environnement ou des mécanismes en jeu sous ses yeux. Ici, trois mains distantes les unes des autres, parce qu’il est désormais nécessaire de prendre du recul sur cette nouvelle réalité qui nous entoure. Il est cependant important, à l’image de ces feuilles qui servent de liens entre les trois mains, de rester conscients les uns des autres.

Crédit : ©Cathy Bélanger, 2020.

Jeremie Deschamps Bussières

Rapprochement
Capture d’image thermique
2020
_______________________________

À travers ce projet j’ai utilisé la capture d’image thermique pour créer un diptyque sous la thématique de la situation actuelle La distanciation. Ce diptyque se veut comme une introduction au mode d’emploi auquel on devrait adhérer en cette situation de crise. Parmi les nombreuses vidéos que je visionne, la capture d’écran thermique que je choisi se présente comme un moment épique de notre époque caché dans les denses couches de contenu d’Internet.

Cet emprunt de l’internet devient dans mon travail un ready-made numérique.  Par cet esthétique de copy/paste né de la culture internet, je tente de développer une écriture novatrice en lien avec les enjeux d’un monde actuel en état d’hyper connexion. Les centaines de captures d’images collectées et accumulées avant d’être scrutées et utilisées sont synonymes de surf compulsif. Elles deviennent littéralement objets de récupérations et outils d’appropriations. Ces photographies pixélisées et déformées par la capture d’image sont détournement et appropriation, le mécanisme est reconnu et compris telle la théorie Duchampienne des ready-mades.

©Jeremie Deshamps Bussières, 2020.

ALEJANDRA BASANES

La distanciation
Œuvre numérique
2020
_______________________________
 
La distanciation : Fait de créer une distance entre soi et la réalité.
En tant qu’artiste, je tente de maîtriser une esthétique actuelle, mais toujours en conservant mes traces, mes dessins au charbon, les empreintes sur la pierre. J`essaie, cette fois, de comprendre et de développer aussi l`idée d`un espace qui change, la distanciation d`horizons différents comme je crois le découvrir dans les paysages sud-américains.
 
Découper l`espace qui reste entre les choses pour qu`il ne déborde pas sur elle, pour contrecarrer l`impérialisme de l`espace et sa cruelle inclination pour le vide
Toute chose est un danger. Toute chose peut être effacée. Mais l`espace aussi est un danger. L`espace pourrait ne pas exister.
– Roberto Juarroz
 
La société se décline aujourd’hui en paysages numérisés, diagrammes et courbes qui constituent notre scène de référence quotidienne, le cadre de notre dramaturgie collective, comme les paysages de nature ont pu représenter jadis le décor de notre vie.
 
©Alejandra Basanes, 2020.

Infolettre

Abonnez-vous à notre infolettre pour connaître les nouveautés en primeur, profiter d’offres exclusives et bénéficier d’une foule de rabais.

Fermer

Achat
en ligne *

prix régulier **

39.50 $

acheter un billet

* Des frais Ovation peuvent s'appliquer sur les achats en ligne.
** À moins d'avis contraire, tous les prix sont indiqués avant les taxes.
En poursuivant votre achat vers notre plateforme transactionnelle, vous reconnaissez et acceptez nos conditions d'utilisation ainsi que notre politique de confidentialité.

Prix membre Accès Plus**

10% : $
15% : $
20% : $

acheter un billet

par téléphone

819 380-9797
ou
1 866 416-9797